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Accueil > À noter : brèves du LEESU

Soutenance de thèse d’Adèle Bressy : 14 juin 2010 à 14h

par Daniel Thevenot - publié le

Flux de micropolluants dans les eaux de ruissellement urbaines. Effets de différents modes de gestion des eaux pluviales

La présentation se fera le lundi 14 juin 2010 à 14h à l’École des Ponts ParisTech (6,8 avenue Blaise Pascal à Champs-sur-Marne), amphithéâtre Navier.

Résumé :

Ce travail de thèse a évalué les niveaux et les voies d’introduction de la contamination en micropolluants des eaux pluviales d’un petit bassin versant urbain, et mis en évidence les impacts de l’utilisation de techniques alternatives (TA) sur les flux d’eau et de contaminants. Quatre bassins versants à Noisy-le-Grand, homogènes par leur taille et leur occupation du sol (1 à 2 ha, résidentiel dense), et présentant une diversité de gestion des eaux pluviales (séparatif classique et différentes combinaisons de TA) ont été étudiés.

La présence d’un certain nombre de substances prioritaires de la directive cadre européenne sur l’eau (HAP, alkylphénols, phtalates, diuron, isoproturon, atrazine, plomb) a été mise en évidence dans les eaux pluviales d’un bassin versant amont, à des niveaux de contamination globalement plus faibles qu’à l’aval des réseaux séparatifs. Cette contamination est tout de même significative pour certains paramètres qui ont été mesurés au dessus des normes de qualité (NQE). Pour le zinc, la contamination à l’amont est même plus élevée qu’à l’aval du fait de l’émission par des matériaux de couverture.

Ce travail a montré que les TA diminuent les volumes d’eau rejetés vers l’aval d’environ 50% et réduisent les masses de contaminants émises de 20 à 80% (MES, DCO, PCB, HAP, alkylphénols, métaux traces). Cette réduction de masse est essentiellement liée à la diminution de volume, l’effet épuratoire sur les concentrations n’étant pas systématiquement mis en évidence. L’amplitude de ces effets varie suivant l’importance de la pluie, mais surtout en fonction du type d’ouvrage mis en place.

La gestion à l’amont des eaux pluviales est donc à favoriser car elle évite la sur-contamination liée aux processus en réseau (mauvais branchements, érosion...). Elle permet de séparer les eaux peu chargées (infiltration ou rejet au milieu) des effluents contaminés qui pourront être traités localement ou à l’aval. Dans un objectif de réduction des flux polluants la conception des TA devra prendre en compte les pluies courantes et non pas seulement les événements exceptionnels.

Membres du Jury :

- Sylvie Barraud (examinateur) : LGCIE, INSA-Lyon
- Bryan Ellis (examinateur) : School of Health and Social Sciences, Middlesex University
- Hélène Budzinski (rapporteur) : LPTC, université Bordeaux1
- Jean-Marie Mouchel (rapporteur) : Sisyphe, Université Pierre et Marie Curie
- Ghassan Chebbo (directeur de thèse) : Leesu, École des Ponts ParisTech,
- Marie-Christine Gromaire (co-directeur de thèse) : Leesu, École des Ponts ParisTech