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Recherche collaborative

par Daniel Thevenot - publié le , mis à jour le

Fait marquant 3 : Recherche collaborative

Fait :

La recherche développée par le LEESU étant une recherche impliquée en interaction avec la demande sociale, elle a depuis longtemps laissé une place significative à ses utilisateurs potentiels. Sur les cinq dernières années cette collaboration a pris une ampleur nouvelle qui modifie profondément la conception des programmes de recherche, leur réalisation et leur valorisation. Elle intègre les éléments suivants :

  • co-construction des programmes de recherche avec les partenaires opérationnels
  • participation des partenaires opérationnels à l’activité de recherche via des processus d’apprentissage collectifs
  • valorisation des résultats de la recherche auprès des opérationnels et évaluation du transfert des résultats
  • participation au programme PICRI (Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation), soutenu par la Région Ile-de-France, sur l’appropriation des connaissances relatives à l’impact de l’activité humaine sur la qualité de l’eau dans le bassin de la Seine par la société civile et la communauté scientifique.

Conséquence pour le LEESU

Le développement de la recherche collaborative est non seulement une nécessité compte tenu des activités du laboratoire, elle est aussi une demande de la part des partenaires opérationnels. Elle a amené à une profonde évolution du fonctionnement du laboratoire en renforçant son intégration dans son réseau de partenaires, en accroissant sensiblement le temps consacré à la valorisation des résultats, et en faisant de ses partenaires opérationnels des acteurs et des objets de la recherche.

Tous les contenus scientifiques des derniers programmes pluri annuels du laboratoire (RainGain, OPUR, PIREN-Seine…) ont fait l’objet d’échanges permettant de mettre en cohérence les questions scientifiques des chercheurs et les questionnements des opérationnels. Ces procédures d’échanges souvent longues – de l’ordre d’une année – impliquent des programmes de recherche pluri annuels de 4 à 6 ans pour pouvoir être efficacement mises en œuvre.

De même ces grands programmes de recherche font régulièrement l’objet de séminaires internes ou ouverts de restitution facilitant l’appropriation des résultats par les opérationnels, en relation avec les sociétés savantes comme l’ASTEE ou la SHF.

Le constat a été fait du temps conséquent que les chercheurs et les responsables des programmes de recherche devaient consacrer à ces activités. Pour cette raison une structure associative d’interface entre les chercheurs et les opérationnels a été créée (Association recherche-collectivités dans le domaine de l’eau en Ile-de-France – ARCEAU-IdF), financée par les opérationnels pour permettre entre autre d’assurer ces étapes de réflexion amont et de valorisation sur les thématiques de recherche. Cette association qui dépasse le cadre du LEESU mais dont le LEESU est à l’origine permet l’émergence d’un processus collectif d’apprentissage, dans lequel tous les acteurs participent.

La méthodologie des programmes de recherche a aussi été largement modifiée, de manière d’une part à impliquer plus étroitement les opérationnels et à les considérer explicitement comme objets de recherche, dans leurs actions et leur positionnement dans les systèmes dans lesquels ils interviennent. Des modèles multi agents de ces systèmes développés conjointement permettent alors de renforcer la pertinence et l’efficacité des approches interdisciplinaires en permettant sur la base des résultats « sciences de la nature » de développer des scénarios de fonctionnement des systèmes puis une analyse des résultats issus de ces scénarios.