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Accueil > À noter : brèves du LEESU

8 décembre 2014 : soutenance de thèse d’Elias Maatouk

En duplex entre la France et le Liban

par Régis Moilleron - publié le , mis à jour le

Elias Maatouk soutiendra sa thèse le 8 décembre à 14 h, en duplex entre la France et le Liban.

En France la soutenance se déroulera en salle P4 423 dans les locaux de la Faculté des Sciences de l’UPEC.
Pour ceux qui participeront au jury à Beyrouth, la soutenance se déroulera dans la Salle de Conférence de l’Université Libanaise.

Les travaux d’Elias portent sur la caractérisation des eaux usées au Liban : impact sur le fonctionnement des stations d’épuration.

Membres du Jury

RUBAN Véronique Directeur de Recherche – IFSTTAR – Nantes Rapporteur
RISO Ricardo Professeur – Université de Bretagne Occidentale Rapporteur
CHEBBO Ghassan Professeur – Université Libanaise Examinateur
TAHA Samir Professeur – Université Libanaise Examinateur
HALWANI Jalal Professeur – Université Libanaise Examinateur
VARRAULT Gilles Professeur – Université Paris-Est Créteil Co – Encadrant
El SAMRANI Antoine Professeur – Université Libanaise Co – Directeur de thèse
MOILLERON Régis Professeur – Université Paris-Est Créteil Directeur de thèse
ROCHER Vincent Docteur – SIAAP Invité

Résumé

Au Liban, 65% de la population résident à Beyrouth et au Mont Liban particulièrement dans la zone côtière et dans une bande étroite du flanc ouest du Mont Liban. Cette occupation engendre une forte pression anthropique sur les ressources hydriques. En effet environ 330 Mm3 d’eaux usées par an sont rejetés dans la Méditerranée par 53 émissaires distribués sur les villes côtières. Ces eaux, rejetées en grande majorité sans traitement, représentent le vecteur principal de pollution du milieu récepteur que représente la Mer Méditerranée (MOE/UNDP/ECODIT, 2011).

Cette étude avait pour objectif principal de déterminer la qualité des eaux usées au Liban et d’établir une comparaison entre les contextes Libanais (en s’appuyant sur Beyrouth) et Français (cas de l’agglomération parisienne). Un suivi ponctuel des eaux usées provenant de 4 sites de prélèvement représentatifs de la région de Beyrouth et ses banlieues (sites d’Al Ghadir, Fleuve Beyrouth, Antelias et Jounieh) a été conduit. Deux sites ont été sélectionnés pour un suivi en continu de l’évolution des eaux usées aux échelles journalière et hebdomadaire : Jounieh et Al Ghadir. En France, une série de campagnes ont été réalisées sur les principaux émissaires des stations d’épuration de Marne Aval, Seine Amont, Seine Centre et Seine Aval, au sein de la STEP Seine Centre (au niveau des traitements primaire et secondaire), et en Seine. Ensuite les résultats à Beyrouth et Paris ont été confrontés pour déterminer l’impact sur l’environnement qu’aurait la mise en place de traitements adaptés aux effluents libanais.

Les niveaux de contamination pour les paramètres globaux sont comparables pour le prélèvement ponctuel entre les bassins versants d’Al Ghadir et de Jounieh. Cependant les niveaux relevés à Al Ghadir et Jounieh sont plus élevés que ceux d’Antelias et Fleuve Beyrouth. Par ailleurs, le suivi en continu a permis de mettre en évidence que les niveaux en MES, MVS, DCOT et DBO5 sont généralement comparables sur les deux sites Al Ghadir et Jounieh. La comparaison avec les émissaires parisiens montre des différences significatives pour les MES, MVS et DBO5, ces paramètres sont significativement plus élevés sur les sites libanais. Pour la DCOT, les concentrations sont comparables entre les deux pays. En comparant les ETM totaux (Cr, Zn, Cu, Cd et Pb), on trouve que la concentration en cuivre des émissaires parisiens est plus élevée que celle du Liban pour les bassins versants d’Al Ghadir et Jounieh. Pour le plomb et le zinc, les concentrations sont comparables entre les deux pays. Enfin les concentrations en cadmium et chrome sont beaucoup plus élevées à Beyrouth qu’à Paris. Les flux en ETM au Liban exportés vers la Mer Méditerranée pour le site d’Al Ghadir sont 20,7 ; 20,8 ; 2,42 ; 0,6 ; et 1,5 kg/jour respectivement pour le CrT, ZnT, CuT, CdT et PbT et pour l’émissaire de Jounieh 0,66 ; 3,7 ; 0,38 ; 0,045 et 0,33 kg/jour. En s’appuyant sur l’efficacité des STEP parisiennes, les niveaux rejetés diminueraient de 90 à 98% pour les MES, de 84 à 95% pour la DCOT et de 63 à 97 % suivant l’ETM concerné.

Mots-clés  : eaux usées, paramètres globaux, éléments traces métalliques, boues activées, émissaires, STEP.

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