Proliphyc

Accueil > Les sites d’étude > Le lac du Bourget

Le lac du Bourget

Le lac du Bourget, situé en Savoie, est un lac profond, dans lequel le temps de séjour moyen de l’eau est élevé, environ 9 ans. Le bassin versant du lac, d’une superficie d’environ 460 km2 , est constitué de plusieurs sous-bassins mais deux d’entre eux représentent environ les trois quarts de la superficie totale du bassin versant, celui de la Leysse au sud et celui du Sierroz à l’est.


Ce bassin versant dans lequel se développe une forte activité économique, compte, selon le recensement 2006 (INSEE, 2008), environ 180 000 habitants répartis en 61 communes. Le lac du Bourget alimente en eau potable les villes d’Aix-les-Bains et de Tresserve.


Outre une considérable importance économique régionale, notamment pour le tourisme et les loisirs, le lac du Bourget présente également un très grand intérêt écologique. Afin de promouvoir le développement durable du lac et de son bassin versant, un projet de grande envergure, le projet « Grand Lac » (1999- 2015), est mené en partenariat par les 61 communes du bassin versant regroupées en collectivités territoriales, le Conseil général de Savoie, la Région Rhône Alpes et l’Etat, réunis au sein d’un Groupement d’Intérêt Public.


Le contrat de bassin versant du lac du Bourget, initié en 2002 et piloté par le CISALB, constitue le volet « eau et milieu naturel » du projet Grand Lac. Il a pris la suite de projets antérieurs déjà coordonnés par le CISALB et destinés à l’assainissement du bassin versant et à la surveillance et la protection du lac du Bourget. La Cellule Technique du Lac du Bourget assure le suivi régulier de la qualité des eaux du lac depuis 1981.


Depuis 1996, la présence de cyanobactéries a été régulièrement observée dans le lac du Bourget (CEREVE et al., 1998 ; Oberhaus et al., 2003 ; Humbert et al., 2001). L’espèce dominante, Planktothrix rubescens, apparaît au cours de l’été, s’installe dans le métalimnion, à une quinzaine de mètres de profondeur et peut atteindre des concentrations très élevées en fin d’automne et en début d’hiver, jusqu’à 100 000cell/mL en 2007. Depuis 1999, un système d’alerte basé sur un suivi régulier bi-mensuel, au centre du lac (point B), est réalisé par la Cellule L’alerte est déclenchée si la concentration en cyanobactéries atteint 5 000 cell/ml, ce qui correspond à une concentration en microcystine-LR supérieure à 1μg/l (Rapport Sacytox, 2004). Dans ce cas, les producteurs d’eau potable et la DDASS sont informés, les prises d’eau sont arrêtées et la filière de traitement est modifiée. La fin de l’alerte est décidée si deux mesures consécutives restent inférieures à une concentration de 1000 cell/mL.